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Paroles de ChaCha

Cyber like

17/10/2017
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Ca fait des jours, des semaines, des mois et je crois bien des années que ça dure, que ça me ronge, que ça va, que ça vient et que ça ne va pas en fait…

Ca fait un moment que j’ai besoin que ça sorte… Après avoir abordé le sujet avec quelques « copines », j’ai eu envie, besoin de l’écrire et tant pis si on me boude, si on me juge ou si on s’imagine encore je ne sais quelle folle histoire ou pire si on tire des conclusions et que l’on me rejette, tant pis, oui tant pis.

Je suis une fille naturelle, ça fait 39 ans que ça dure et autant d’années que l’on me comprend une fois sur 2, en me considérant comme originale au mieux, excentrique souvent et instable au pire…

Au final, PERSONNE ne me connaît vraiment et c’est encore pire depuis internet…

Depuis que l’on peut afficher ce que l’on veut sur les réseaux sociaux, que l’on peut aimer les photos des unes, commenter les statuts des autres…

J’ai longtemps souffert du manque de communication, des gens qui jugent parce que tu es différente, parce que non tu ne penses pas comme tout le monde, que oui tu parles et ris fort, parce que tu n’as pas envie d’être tout le temps gentille et docile et parce que non tu n’es pas un mouton.

J’ai longtemps voulu que l’on m’aime sans pour autant y arriver… J’avoue ne pas avoir fait forcément d’efforts et puis je me suis endurcie, encore plus fort, aussi fort que les mots qui pouvaient sortir de ma bouche…

J’ai eu des amoureux avec qui je pensais qu’il fallait faire la guerre, j’ai eu des amies avec qui je savais que ça ne durerait pas. Envie d’exclusivité tout en la repoussant à grands coups de pieds…

Pourtant chaque instant de ma vie, je l’ai vécu avec un grand V, avec toute l’intensité et la puissance de mes tripes. Quand j’ai aimé d’amour ou d’amitié je l’ai fait à 1 milliard de pourcent. J’ai donné mes sentiments sans pudeur trop souvent, avec toute l’ardeur d’une adolescente, avec toute l’ardeur contenue dans mon cœur et tous ses débordements.

J’ai explosé des forfaits téléphoniques, j’ai explosé de colère, j’ai aimé à en perdre la tête, j’ai donné à me retrouver à sec, j’ai voulu convaincre les plus sceptiques, j’ai réussir à faire aimer le cœur le plus dur que j’ai connu, j’ai réconcilié des cœurs trop fiers, j’ai fait beaucoup de bien et… beaucoup de mal aussi, je me suis fait du mal finalement à m’époumoner pour que l’on me comprenne, que l’on m’aime, que l’on m’apprécie, sans fard, sans cri, sans surjouer… J’avais presque réussi à être en paix avec moi-même, j’avais atteint une pseudo sagesse, je traçais un joli chemin…

Et puis Facebook et Instagram sont venu me casser la tête et c’est triste à dire le blog aussi…

Cette quête d’amour qui se compte en pouces levés, en cœurs rouges vifs, en abonnés, en followers s’est réveillée…

J’ai été possédée… Dès le réveil, obsédée par les notifications, les nuits presque blanches à l’affut d’un commentaire, d’un partage… J’ai été dérangée dans mon sommeil, dans mes journées, dans mon quotidien oui Dérangée au propre comme au figuré ! Bousculée par un statut évasif, la photo d’un objet convoité mais qu’une autre aura eu avant moi. Le cœur serré par une invitation non reçue, affaiblie par des statuts généralistes… J’ai été vexée par des « joyeux anniversaires » virtuels et pas une carte, pas un coup de fil, pas un cadeau…

Il y a eu les mises en garde, parfois violentes sur cette manie, cette addiction à mon téléphone, ces journées à traquer la vie d’autrui et à bassement considérer la mienne. Ces heures à rêver la vie des autres sans jamais l’envier mais parfois rêver d’ailleurs, de renouveau…

PERDRE SON TEMPS SUR LES RESEAUX SOCIAUX !

Enfermée dans un putain de cercle vicieux, sans pour autant publier ou diffuser plus, mais perdre son temps et s’abimer la rétine des heures durant…

Pleurer

Pleurer encore

Pleurer

Demander pardon

Pleurer

Pour rien, pour tout…

Considérer la misérable que je suis devenue…

Trop de temps gâché, mâché et recraché, la haine de moi, la haine en moi de cette fille que je ne suis pas… Cette fille qui des heures durant a oublié l’essentiel…

EXISTER

POUR DE VRAI

AIMER

ALLER VERS LES GENS

LES SERRER FORT

A commencer par les miens…

MESURER MA CHANCE

ETRE EN VIE

Avoir des enfants

VIVRE

Ne plus compter, ne plus calculer…

Moi la fille la plus spontanée de la Terre, j’ai été bridée par je ne sais quel fil invisible. Je me suis surpris à tourner en rond, à me plaindre et geindre… ?

Je ne voyais pas plus loin ni plus grand que mes écrans, envie de rien, envie de tout et pire que tout moi aussi j’ai souhaité des anniversaires sur un fil d’actualité, j’ai arrêté d’envoyer des cartes et lasse et rancunière : j’ai réduit les cadeaux… Je me suis enfermée et mis des barrières et du coup je vis avec cette fille que je ne connais pas…

Je crois que je ne veux plus que l’on m’appelle ChaCha…

J’ai envie que le téléphone recommence à sonner, j’ai envie d’entendre le rire des gens que j’apprécie, les confidences aussi. J’ai envie de ces silences dans les conversations qui en disent long… et plus que tout, j’ai envie et besoin de voir ces sourires, ces larmes de bonheur ou de tristesse des gens qui ont une place dans mon cœur.

Il y a ceux qui veulent arrêter de fumer, moi je veux arrêter de « cyber liker », de prendre des nouvelles des gens ou que l’on en prenne de moi derrière un écran. Je veux que l’on revienne au téléphone, que l’on s’envoie des cartes avec des cœurs avec des gommettes et des paillettes. Je veux des silences au téléphone, je veux être sûre que l’on a épuisé tous les sujets de conversation avant de raccrocher…

Et oui, d’accord on a des enfants et oui ok, il faut faire à dîner, mais merde…

Aujourd’hui on sait si une copine va mal si elle daigne le diffuser sur le net… sinon quoi ? quand ? comment ?

Je me suis interdit de dire que ça allait mal sur Facebook et on voit quelques photos sur Insta, alors quoi ça veut dire que l’on va bien ?

Je n’ai pas la chance d’avoir « une bande de copines » fidèles et délirantes qui m’embarquent mais je sais qu’il n’y a qu’à demander… mais parfois c’est aussi ça le problème… qui osera faire le premier pas…

Est ce que l’on sait encore être nous même, sans téléphone et sans tralala ?

 

ps : je me disperse peut être… mais je n’oublie pas ma chance d’être une femme libre, aimée et la maman de 2 adorables garçons… je partage juste ici ce que les réseaux sociaux peuvent entraîner comme dépendance si l’on a le malheur d’être un peu faible ou avoir un peu trop de temps libre… Et puis, internet ce n’est pas la vraie vie… rien ne vaut une poignée de mains ferme, une accolade ou encore, des bisous ! je ne me relis pas (j’aurai peut-être dû) sinon je ne publierai pas… 

Ligne-pointi

Soyez heureux ! Soyez à l’heure !

Déconnectez…

Bisous

Natacha

 

Ce que j'aime, Paroles de ChaCha

faussement vulnérable…

09/06/2014

Il exite une « espèce » de personnes qui fait partie de notre quotidien…

Ces personnes sont souvent des femmes, mais l’équivalent existe au masculin, même si j’en ai rencontré beaucoup moins…

Cette espèce est loin d’être en voie de disparition, on dirait d’ailleurs qu’elle fleurie de plus en plus et, entre nous, rien à voir avec les beaux jours…

Cette espèce donc, partage votre quotidien, (sisi, regardez bien)…

Elle vous apprivoise, s’intéresse à vous, à vos « petits soucis », s’approche de vous et se rapproche du coup, vous touche et devient (patatras) cette personne qui vous poignardera dans quelques temps (au mieux) et vous méprisera (au pire)…

Cette espèce frappe (insidieusement) de jour comme de nuit… de préférence dans ces moments où vous lachez prise, où vous pensez que l’amitié a pris ses quartiers… et paf dans ta bouche… dommages collatéraux et tout le tintouin…

Cette espèce n’a pas de visage, pas de signe distinctif, pas de physique particulier, telle un caméléon elle s’adapte, s’installe et parfois même devient essentielle à votre existence (hum hum hum, çà c’est ce que vous croyez les premiers temps…)

Ce qui caractérise (et me révolte soyons clair !) cette espèce c’est ce don, de faire semblant, de s’appitoyer ou de trouver en vous (nous) une oreille attentive (la réciproque est vraie !) de se nourrir de vos/nos faiblesses pour aller ensuite cancaner, que dis-je jubiler de ces confidences faites presque sur l’oreiller… dans un moment d’égarement ou de fausse complicité…

Vous vous trouvez de nombreux points communs, vous vous accrochez attachez à cette personne, vous la trouvez belle sous toutes les coutures et trouvez en elle une espèce de bouffée d’oxyène… que même vos ami(e)s de longue date n’arrivent pas à concurrencer (pauvre imbécile !!! ta meilleure amie est et restera toujours LA MEILLEURE, NO WAY !!! bisous forts au passage Mademoiselle K.)

Les réseaux sociaux favorisent la prolifération de cette espèce… Vous passez de plus en plus de temps derrière votre écran, il suffit d’un like sous une photo ou d’un(e) ami(e) en commun et badaboum vous voilà les meilleur(e)s ami(e)s du monde, prêt(e)s à se démolir en un clik de souris…

Nous faisons tous les frais de cette société 2.0 (enfin plutôt 0, niveau rapports humains…), nous chérissons toutes ces nouvelles technologies (moi la première !) et multiplions les apparitions sur ces réseaux : facebook, instagram, twitter, blogs… Un j’aime, un commentaire et on a l’impression (absurde) d’exister… Nous nous emballons, de l’amitié prête à emporter…

Dans la vraie vie, c’est un peu plus rare, mais pas moins violent… Néanmoins sur nos lieux de travail, dans nos familles et/ou belles familles, il suffit d’être une pièce « rapportée », voire ne pas être à l’aise et développer une espèce d’instinct de survie qui vous/nous pousse vers quelqu’un… le mal est fait…

Je vous interdis d’être une victime ! Vous m’entendez ! ça fait trop mal et c’est une p** de perte de temps !

Bien sûr on a envie de nouveauté, on a envie de se laisser porter par cette personne qui nous endort pourrit illumine… Je ne dis pas qu’il ne faut pas ouvrir notre coeur à de nouvelles et prometteuses amitiés naissantes, mais il faut essayer de rester lucide et pudique… (heu ChaCha tu tiens un blog 100 % toi, tu n’es pas crédible ! et bah si na !!! fais ce que je dis pas ce que je fais !!!)

Pour finir (et non pas conclure), je dirai qu’il faut vivre pleinement les choses, multiplier les rencontres et, si je puis me permettre, en amitité avant de livrer ses faiblesses ou ses défauts (qui bien souvent n’en sont que pour nous !), essayer de montrer le meilleur de soi… parfois dans ces « amitiés » éphémères, lorsque vous allez trop bien et surtout trop longtemps ça ne tient pas… n’oubliez pas que je parle d’une espèce de personnes… pas des personnes en général… à vous de vous blinder et d’offrir le meilleur de vous même à celui ou celle qui le mérite…

 

Besitos !

 

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