Ce que j'aime, Paroles de ChaCha

supportrice malgré moi…

25/01/2014

Le destin nous joue parfois des tours et parfois ce que nous refoulons au plus profond de nous « fait » ou « refait » surface…

Pour ma part, j’ai grandi avec une passion malgré moi…

Cette passion vient de mon Papa, qui l’a transmise ensuite à mon « petit » frère… mais j’avais décidé qu’elle ne passerait pas par moi !

J’ai « subi » des heures de lavage de cerveau devant de multiples écrans, dans quelques bars, dans de nombreuses tribunes… et c’était une lutte quasi quotidienne…

De l’enfance jusqu’à l’adolescence, il en a été question chaque jour, tout le temps, sans relâche, mon Papa et mon frère me faisait, nous faisaient à ma mère et moi vivre un enfer !

Ensuite, j’ai rencontré celui qui deviendrait mon mari, Monsieur Doux qui ne s’est jamais mis en tête de partager avec moi sa passion…

Mais c’était pire…

Ce qui a terminé de m’achever, de me contaminer de tout ce que vous voudrez… C’est la vie, le destin, une rencontre et mon… travail !!!

Lentement mais sûrement, le virus déjà présent dans mes gênes veines, s’est propagé dans tout mon corps…

Et me voilà aujourd’hui, à 35 ans, supportrice d’une équipe de foot !

putaindebordeldechiottes ! nonmaisallôquoi !!!

Moi ChaCha, férue de mode, passionnée d’écriture, comment pouvais-je ne serait-ce qu’apprécier 22 individus courant après un ballon ???…

Parce qu’il me fallait une, voire des réponses précises, j’ai décidé de jouer le jeu et de mettre de côté quelques temps mes idées préconçues…

J’ai mis les pieds dans un stade et pas n’importe lequel… le stade Dominique-Duvauchelle, puisque c’est de l’équipe de l’USCL dont il est question…

Un vendredi sur 2 donc, je me rends à Créteil d’un pas décidé puisque cela fait partie de mes fonctions, mais ce que ne savent pas mes dirigeants c’est que j’y vais avec des yeux et une âme d’enfant…

Vous l’aurez compris, je ne peux ni ne dois y aller en mode « groupie » afin de garder tout crédit auprès des sponsors, clients, partenaires, spectateurs… mais parfois je l’avoue je suis borderline

Première étape, garer ma voiture dans le parking du stade … facile, puisque j’arrive environ 1 heure avant…(bon ok… j’ai dit les yeux et le cœur d’un enfant, pas que je devais y aller en poussette lol)

Je sors de la voiture et prends une GRANDE inspiration… Oui et bah… croiser des centaines de personnes en une soirée n’est pas forcément chose aisée, d’autant que les gens commencent à me connaitre et qu’il faut que j’ai une parole « censée » à leur adresser au moins…

J’y suis… je rentre dans l’antre du lion… ou plutôt celui des BELIERS puisque c’est ainsi que l’on surnomme les Cristoliens…

Et bien, vous pourrez me dire ce que vous voudrez, mais à cet instant précis et à chaque fois, je reçois la même décharge électrique, ce je-ne-sais-quoi qui me submerge… Cette tribune, cette pelouse, ce silence palpable et ces lumières qui m’entourent… commencent leur travail sur moi…

Je suis contaminée et étrangement je prends un plaisir non dissimulé à gravir chaque marche de la tribune présidentielle et à « surplomber » le terrain… ma poitrine se gonfle de fierté… J’appartiens à ce club… et je suis fière d’être là…

C’est aussi à cet instant précis, que je me rends compte que les explications « rationnelles » que je cherche, je ne les trouverais jamais, car être supporter ne s’explique pas forcément. Cette adrénaline que l’on sent monter jusque dans ses tempes jusqu’au coup d’envoi et qui contribue à faire battre son cœur plus vite pendant au moins 90 minutes, n’a aucune explication « rationnelle », hélas…

Après un grand tour d’horizon, quelques ajustements et consignes, vient le moment de m’installer en tribune…

Assise, coup d’envoi.. j’ai souvent le même réflexe en simultané, je me retourne afin d’évaluer le nombre de « supporters » de la tribune, ceux qui comme moi sont venus encourager « leur » équipe… Une fois cette « vérification » faite…

THE SHOW MUST GO ON…

Je ne vais pas m’étendre sur le déroulement d’un match… car chaque match est différent et selon les enjeux : championnat, coupe de France, coupe de la ligue… l’émotion est palpable, chaque but et chaque action a son importance…

Ce que je tenais à partager avec vous, c’est cette adrénaline et malgré le froid, malgré le manque d’envie parfois, on peut se laisser porter par une équipe, par des valeurs…

Le football fait partie de ma vie que je le veuille ou non… malgré les controverses, les polémiques, ce sport contribue à faire rêver des générations entières dans le monde entier…

En tant que femme, fille, sœur et collègue de footeux, j’avoue aimer partager avec eux cette joie de voir une, voire des équipes représenter « nos couleurs » : le Portugal, l’Espagne, le Portugal ou encore… l’USCL

Je n’ai pas leur expertise sur le sujet et je ne vois certainement pas les même choses qu’eux mais j’aime voir les gens heureux, enthousiastes… et même si mon canapé subit d’étranges assauts lors des matchs de la sélection portugaise, c’est avec un regard rempli de tendresse et de fierté que je regarde ce fou furieux dans mon salon…

Stade Dominique-Duvauchelle  vendredi 24 janvier 2014

Stade Dominique-Duvauchelle
vendredi 24 janvier 2014

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